LUCELLE A PIED… & A QUATRE MAINS
33 inscrits pour ce week-end de randonnée dans le SUNDGAU.
En ce samedi matin d’octobre départ donc pour le petit village de LUCELLE, à cheval sur la frontière entre la France (Alsace) et la Suisse.
Cette commune a deux particularités : Celle d’’être la moins peuplée des communes du Haut-Rhin (36 habitants) et d’abriter un site de rencontre culturel avec hébergement et restaurant construit sur les restes d’une ancienne abbaye cistercienne, structure qui va donc nous accueillir pour ces deux jours d’escapade.
Il fait 10°. Pluie annoncée par Météo France.
Départ en convoi et à l’entrée de PORRENTRUY les GPS ne sont pas tous d’accord ! Autoroute ? Pas d’autoroute ? Plusieurs tours de la ville pour certains… Mais tout le monde est à l’heure pour déposer ses affaires dans sa chambre avant d’enfiler les chaussures de rando et les capes de pluie. Toute la journée, ce sera crachin et éclaircie. Je mets la cape, je l’enlève, je remets la cape, je l’enlève etc.
Circuit prévu : LUCELLE/CIRCUIT PEDESTRE DU SUNDGAU N° 3 au départ du parking du restaurant du relais de l’Abbaye. Le circuit débute sur le site de l’abbaye, doit nous permettre de découvrir un abri sous roche suspendu au-dessus de la rivière et nous faire remonter sur le plateau qui surplombe un vallon encaissé entre deux crêtes boisées.
Déjà pour la carte, enfin la notice succincte qui tient lieu de carte, c’est la « patate chaude ». Yves la confie à Mimi qui la passe à sa moitié Claudine, qui la repasse à Yves qui la donne à Henri… et c’est parti…
Après la chapelle Notre-Dame, on tourne à gauche pour longer le lac. C’est le plus petit lac de Suisse d’après les géographes, qui lui accordent cette dénomination puisqu’une rivière, la LUCELLE, y entre et en sort. La qualité de l’eau n’est plus propice à l’élevage d’un poisson de qualité. C’est pourquoi le nombre d’espèces est faible. Seulement truite, chabot, vairon, gardon et la tanche qui se cache dans la vase. Ces lieux humides sont aussi le refuge de toute une faune aquatique : salamandre mouchetée, crapaud commun, grenouille verte et rousse, triton alpestre, libellule, canard colvert et autres palmipèdes. Des renoncules aquatiques fleurissent le long de la digue. Cet habitat est protégé par la Fondation du « LAC DE LUCELLE » qui veille sur la pérennité de cette réserve naturelle.
Un sentier tranquille fait le tour du lac. Nous délaissons celui-ci pour monter à gauche par un autre plus rebutant, vers les grottes. A la base d’un banc rocheux, s’ouvre un abri sous roche de 16 m le profondeur sur 8 m de large. On redescend pour rejoindre le sentier du tour du lac et revenir à LUCELLE, parking du restaurant du relais de l’Abbaye.
Et c’est là que tout se corse…
A près étude du panneau à l’entrée départ de la seconde boucle devrait être au bout du parking. Et malgré l’absence de balisage, on s’engage sur la route départementale … jusqu’à trouver un sentier sur la gauche… qui n’apparait pas ! Et on s’obstine … Alors comme la carte n’est pas dans le bon sens (à moins que ce soit le bon sens qui nous fasse défaut) on rebrousse chemin après environ 2 km 5 de
goudron. Et comme il n’est pas loin de midi et qu’il pleut, il semble plus opportun d’aller se rassasier dans la salle mise gracieusement à notre disposition par l’établissement qui nous accueille et de repartir à zéro après le repas.
L’estomac plein on réfléchit mieux ! Et Michel T à l’idée de chercher le circuit sur le GPS de son mobile. L’ayant trouvé, il est rapidement promu chef du parcours et va prendre la tête du groupe.
Les plus pressés partent (un train à prendre ce soir, sans doute ?), passent devant la Porte de Porrentruy, borne de 1817, ornée de l’ours bernois qui signale la frontière franco-suisse en direction du petit cimetière anciennement destiné au personnel laïc et aux fermiers du monastère et continuent le chemin…
D’autres attendent celles qui sont passées par la case « toilette » avant de repartir. Attendent et attendent encore… Fabienne. Mais que fait donc Fabienne ? Ca fait bien 10 minutes que l’on poirote… Bon, on se surveille pas forcément les arrêts pipi de tout un chacun, quoique… Mais là quand même… c’est un peu long ! Après vérification en lieu propre par une personne assermentée, il s’avère que Fabienne est enfermée dans les toilettes et qu’il va falloir défoncer la porte. Yves prévient le groupe par téléphone et intime d’attendre… Et c’est vidéo-gag en direct ! Jany et Yves font appel à une personne de l’établissement qui arrive sur les lieux armée d’un tournevis qui va s’avérer totalement inutile. Il faut démonter la porte… Recours au pied de biche !
Ouf, plus de peur que de mal. Fabienne a eu largement le temps de remonter sa culotte et à peine le temps de se remettre de ses émotions, il faut prendre la route pour rejoindre le groupe qui patiente devant la mairie du village.
Le balisage est désormais bien visible, rectangle jaune, mais avec ses nouveaux galons, Michel T nous dirige sans quitter le tracé sur son mobile. On passe à côté de la ferme du GRAND SCHOLIS qui était dès 1136 une des premières fermes de LUCELLE. Arrivé à la route, on prend le sentier qui monte à gauche vers les EBOURBETTES. On emprunte un escalier, on traverse un pré et on reste sur le chemin balisé qui suit la frontière dans la forêt. Des bornes, d’un côté la SUISSE, de l’autre la France jalonnent le sentier. Juste avant le point culminant (735 m) un chevreuil détale dans les jambes de Michel T mais il ne se laisse pas impressionner et repart mobile en mains. On amorce le retour à travers les bois. Patrice se connecte à sa montre… On de devrait pas se perdre… On reprend la petite route de la mairie au cimetière. En face, en contrebas derrière le mur quelques daims et leur famille broutent tranquillement. Photo de groupe et quartier libre jusqu’à l’heure de l’apéro.
Bilan kilométrique de la journée : 12 km au lieu de 9 prévus. C’est pas grave, la pluie ne nous a pas trop perturbé !
Apéro : blanc d’Alsace et kouglof maison.
Repas dans la grande salle du restaurant pouvant accueillir 300 personnes : soupe au potiron, joue de boeuf aux petits légumes et vacherin. Le tout accompagné d’un incessant ballet des « intronisés » du caveau situé juste en dessous du restaurant.
Soirée libre.
Prévisions météorologiques pour la journée de dimanche : temps gris, pluie et averses.

Randonnée du dimanche matin
Après un bon petit déjeuner bien copieux, un petit regard sur la météo qui annonce de la pluie toute la journée.
Ce matin, Marie-Claire et Denis doivent rentrer à Vercel et Michèle se joint à eux pour le retour.
Le circuit soit la boucle « La craquelle – Saint-Ursanne » semble un peu plus long que prévu 16,5 km, nous décidons de changer d’itinéraire et de se rendre à Winkel à 7 km de Lucelle pour un parcours appelé « Le sentier des Marocains » ce dernier mesure 6 km, ce qui nous permet de revenir à Lucelle pour déjeuner dans une salle à l’abri.
Le départ s’effectue de la Source de l’Ill ou nous abandonnons nos voitures pour une rando tranquille.
Nous y découvrons des milieux riches et variés typiques du Jura alsacien, des paysages remarquables ainsi qu’un ensemble de vestiges de la ligne Maginot : cette ligne de fortifications construite dans les années 1930 par la France le long de ses frontières nord-est, pour se prémunir de toute invasion allemande.
Le sentier des marocains est un symbole des relations amicales entre le Maroc et la France, à travers les actions du 8ème Régiment de Tirailleurs Marocains.
Nous avons pu découvrir :
« L’Etoile des Marocains » « Les abris pour les troupes »
Plaque de ciment gravée d’une étoile et d’une inscription marquée, avec les empreintes de pouces de tous les soldats du Régiment de Tirailleurs Marocains, qui étaient chargés de construire la Route du Filtzwald en 1939.
Tout au long de la route ont été construits, en 1939, des abris pour les troupes, tous identiques En cas de bombardements ennemi, les soldats y trouvaient refuge.
« Un bunker » qui était relié aux deux relais téléphoniques se trouvant à l’Ouest.
« Les relais téléphoniques » qui reliaient le Filtzwald à l’ancienne scierie de Sondersdorf, en passant par Winkel.
« Les tranchées » creusées face à la Suisse, pour pouvoir riposter à une attaque allemande.
« Des vieux sacs de ciment » abandonnés solidifiés par la pluie et le mauvais temps. Ils étaient destinés à la construction des bunkers. L’abandon de ces sacs laisse supposer un départ dans l’urgence. Le site a été abandonné, sans combats avant l’arrivée des allemands.
La nature est bien faite. On trouve dans la forêt des arbres qui s’aiment
Ce sont les amants
Au bord de la route un peu plus loin un crucifix un peu kitch
Près de deux heures plus tard nous voici aux voitures, toujours pas une seule goutte de pluie. Retour à Lucelle pour déjeuner dans une salle mis gracieusement à notre disposition. Tous à table nous commençons de manger notre pique nique préparé par l’établissement.
Quelques personnes se font remarquer : Marie-Claude qui n’avait pas lu entièrement les consignes a apporté son pique-nique pour le dimanche. Christian F n’a pas de pique nique qu’est t il devenu ? Il retourne à sa voiture fouille partout toujours pas il revient bredouille. Il accuse bien sûr son épouse Monique qui se dévoue pour lui récupérer son repas. 2 mn plus tard elle revient ayant retrouvé le sac dans le sac à dos de son mari.
Conclusion : L’homme a encore besoin de sa moitié.

Je connais bien la VAE (vélo à assistance électrique) mais j’ai essayé à Lucelle la RAI (randonnée à assistance informatique). Michel qui connait bien cette nouvelle pratique nous a prouvé qu’elle pouvait nous remettre sur le droit chemin quand le samedi nous avons interprété la carte en papier de façon trop fantaisiste. Mais que dire des informations météo fournies par ces petites boîtes magiques ?
Les alertes météo nous ont obligés dès le dimanche matin à rechercher un itinéraire de substitution, nous avons ainsi parcouru le « Sentier des Marocains » et découvert la source de l’Ill, enfin le fossé duquel elle aurait dû jaillir mais il était aussi sec et aride qu’un oued marocain.
Mais de pluie…..à peine quelques gouttes.
On rentre tout de même manger notre pique -nique à l’abri (mais de quoi ?) dans la salle Europe de notre gîte.
Grandes discussions….. Les alertes météo sont toujours aussi inquiétantes ! on prend le risque de marcher ou on rentre chez nous ? 14 randonneurs méprisent les nouvelles technologies et décident de partir découvrir le Massif du Glaserberg au-dessus de Winkel. Avec seulement une mauvaise carte en papier nous parcourons un beau sentier depuis le parking de l’Oratoire fréquenté le matin vers le point culminant de ce chaînon du Jura alsacien (812 m) plus une tour relais de la téléphonie mobile (plus 20 m = 832 m).
Et toujours pas de pluie.
Arrivés au col de Neuneich après avoir admiré une belle vue (sans brouillard)sur les paysages du Jura alsacien on revient à nos voitures, tous très contents de cette jolie balade de 6,5 km qui nous a permis d’admirer « l’Allée des hêtres » : environ 40 arbres plantés vers 1880 aux formes et dimensions remarquables , 28 mètres de haut et 3 mètres de circonférence.
MICHELE, ELISABETH & ROSELYNE, YVES