Législatives : le camp présidentiel ne désespère pas de réussir à trouver une majorité


En nombre de voix dimanche soir, le camp présidentiel est arrivé en deuxième position des élections législatives anticipées.
Toutefois, Emmanuel Macron et ses alliés ne désespèrent pas de trouver une majorité et de réussir à former une grande coalition pour gouverner à la place du Nouveau Front populaire.
Notamment en faisant imploser l’alliance de la gauche.

La gauche veut imposer son rythme, et donner à Emmanuel Macron le nom d’un Premier ministre d’ici à la fin de semaine. Fort de ses résultats dimanche soir au second tour des élections législatives, le Nouveau Front populaire estime que c’est à lui de former un gouvernement et d’appliquer sa politique. Mais face au désordre ambiant et à l’échec des trois principaux blocs politiques à avoir réuni une majorité absolue, le président de la République ne désespère pas d’y arriver de son côté. Il a toujours comme objectif de bâtir une grande coalition « républicaine » et « démocrate ».

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Pour rappel, dimanche soir le NFP a obtenu 182 sièges (dont certainement autour de 80 pour La France insoumise, première force de l’alliance), Ensemble 165 sièges et le Rassemblement national 143. Un nombre d’élus qui rend difficile l’exercice du pouvoir pour chaque bloc, la majorité absolue étant fixée à 289 députés. 

Pour espérer faire passer des textes facilement ou ne pas s’exposer à des motions de censure, il faut donc ratisser plus large. C’est ce que rêve de faire la majorité, en ralliant à lui une partie des socialistes, des écologistes, des Républicains. 

« Le paysage n’est pas encore clarifié »

Le scrutin « n’a pas rendu son verdict pour la répartition des forces », « le paysage n’est pas encore clarifié », a estimé ce lundi matin le chef du MoDem et allié de Renaissance François Bayrou. « Donnons-nous trois jours pour voir en effet qui rassemble le plus de sièges de parlementaires », a prôné l’allié d’Emmanuel Macron. « Il faut vérifier les chiffres, c’est-à-dire : qui est capable de constituer un ensemble ? » 

« Je rappelle qu’au premier tour, nous avions décidé de ne pas présenter de candidats contre 75 peut-être candidats de forces politiques compatibles avec ce que nous étions (…) et que nous pensions nécessaire de protéger. On n’a pas encore parlé avec ceux-là », a expliqué le maire de Pau, citant aussi les « divers-centre ». Tous ces députés pourraient-ils constituer un ensemble supérieur en nombre de sièges au Nouveau front populaire ? « Je pense que c’est possible », a-t-il répondu.

Telle est la stratégie du camp présidentiel pour essayer de constituer une majorité : miser sur la division du NFP. Après tout la Nupes avait connu beaucoup de soubresauts et semblait presque morte lorsque le NFP a été créé… avec les mêmes membres. « Vous excluez les extrêmes à l’extrême gauche et à l’extrême droite et vous avez là un ensemble démocrate et républicain qui selon moi devrait se parler, se reconnaître, s’accepter et un jour prochain, gouverner ensemble », a avancé François Bayrou. 

« En l’état, le bloc Nouveau Front populaire est certes en tête, mais sans réserve de voix dans l’hémicycle. Alors que le bloc central, s’il parvenait à s’entendre, pourrait dépasser les 289 sièges », indique un proche du chef de l’État dans Le Parisien.

Il faut demander au Parti socialiste s’il accepte de rompre avec la France insoumise. »

Gérald Darmanin

« Il est hors de question de gouverner ou de soutenir une coalition qui aurait un lien quelconque avec la France insoumise », a déclaré le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin en arrivant à l’Assemblée nationale ce lundi. « Il faut demander au Parti socialiste s’il accepte de rompre avec la France insoumise. Et dans ces cas-là, à mon avis, sur des grands sujets, on pourrait toujours discuter », a-t-il développé. La veille, il avait également tendu la main à son ancienne famille politique, la droite républicaine, estimant qu’il fallait « peut-être s’ouvrir à cette droite républicaine un peu plus qu’on l’a fait auparavant et trouver cette alliance politique sans doute demain ».

Ce lundi toutefois, la gauche se montre toujours unie et assidue dans sa recherche de Premier ministre. Côté LR, certains ont déjà réduit à néant les espoirs de la macronie. Laurent Wauquiez, de retour sur la scène nationale avec son élection en Haute-Loire, a prévenu dimanche soir qu’il n’y aurait « ni coalition ni compromission » de la part de LR.

Quelle que soit l’issue des tractations qui vont s’ouvrir, cela prendra plusieurs jours, voire plusieurs semaines. « On a besoin de prendre du temps, il faut construire quelque chose de solide qui tienne les trois prochaines années », a prévenu le député Renaissance Sylvain Maillard. « On doit construire une majorité, ça va être le travail des prochaines semaines pour trouver une coalition de majorité relative » sur « des items importants comme le pouvoir d’achat, la sécurité, avec tout l’arc républicain, pas LFI, pas le RN »

Aussi, en demandant à Gabriel Attal de rester à Matignon « pour le moment afin d’assurer la stabilité du pays », Emmanuel Macron a fait savoir qu’il attendrait la « structuration » de la nouvelle Assemblée avant d’appeler une personnalité à former un gouvernement. Le temps de réunir une majorité ?


Justine FAURE

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