Doubs : douze communes privées d'eau potable, le préfet alerte sur la forêt et la RN57
Le préfet du Doubs, Rémi Bastille, a dressé l’état des dossiers du département lors de son point presse de rentrée. Premier constat, la sécheresse reste d’actualité : douze communes connaissent des ruptures d’alimentation en eau potable. Le secteur de Quingey est suivi de près en raison de la présence d’un hôpital. Dans le Haut-Doubs, des travaux sont en cours sur le barrage du lac Saint-Point pour relever le niveau du lac. L’État veut aussi rendre plus lisibles des arrêtés sécheresse qui se superposent désormais avec les alertes canicule et feux de forêt. Pour les exploitations d’élevage, le préfet privilégie les citernes de récupération d’eau de pluie sur les bâtiments agricoles plutôt que des retenues de type mégabassines.
La situation forestière préoccupe tout autant : dépérissements importants, chênes touchés, reprise des attaques de scolytes. Les programmes de coupe sont revus pour traiter d’abord les bois atteints, ce qui perturbe l’activité des scieries et pèse sur les recettes des communes forestières. Les jeunes plantations souffrent également, et le préfet redoute à terme un effet sur l’approvisionnement de la filière bois.
Ce que cela change sur le deuxième plateau
L’eau potable du secteur vient de captages et de réseaux ruraux, plus sensibles aux étés secs que les grandes retenues. Le relevé de douze communes en rupture confirme que la tension ne concerne pas seulement le sud du département.
La forêt tient une place économique réelle sur le plateau, entre exploitations agricoles et scieries qui achètent les coupes locales. Enfin, la RN57 demeure l’axe de référence vers Besançon : sa première phase de travaux, chiffrée à 70 millions d’euros autour de l’échangeur de Micropolis, doit démarrer en 2027 et s’étaler sur une dizaine d’années. Le contournement sud de Pontarlier et le réaménagement du poste douanier de Jougne sont également au programme, ce dernier pour séparer poids lourds et véhicules légers sur un axe emprunté par les frontaliers.