L'Insee prévoit 5 580 logements à construire autour de Valdahon d'ici 2050

Un chantier de construction de pavillons locatifs en France
Photo : Chabe01, CC BY-SA 4.0 (Wikimedia Commons)

L’Insee Bourgogne-Franche-Comté, avec la Dreal, a publié le 15 octobre une étude sur les besoins en logements à l’horizon 2050. Si les tendances démographiques récentes se poursuivent, 38 000 logements seront nécessaires en Franche-Comté, et 92 000 à l’échelle de la région, pour un besoin globalement plus faible qu’auparavant mais plus concentré.

Le secteur de Valdahon arrive au troisième rang des zones les plus concernées du Doubs, avec 5 580 logements, derrière Besançon, 9 500, et la bande frontalière avec la Suisse, 7 370. La plaine jurassienne est à 2 680, Montbéliard à 2 590, Héricourt à 1 420, Lure à 750 et Vesoul à 500. Pour Patrice Perron, chef de projet à l’Insee, le chiffre de Valdahon s’explique par la forte croissance démographique du secteur, une zone dynamique qui attire et développe ses activités.

Les causes tiennent à l’évolution du nombre de ménages, qui augmenterait jusqu’aux années 2030 avant de reculer, sous l’effet du vieillissement, de la baisse de la natalité et du nombre de familles monoparentales. S’y ajoutent la résorption du mal-logement et la hausse des résidences secondaires. En 2023, 60 000 logements étaient vacants dans la région, et l’étude estime que les mobiliser couvrirait un quart des besoins d’ici 2040.

Ce que cela change sur le deuxième plateau

Vercel-Villedieu-le-Camp et ses voisines immédiates, Valdahon, Étalans, Orchamps-Vennes ou Avoudrey, appartiennent à la zone pointée par l’étude. Un besoin de cette ampleur pèse sur les PLU et sur la façon de loger les habitants, d’autant que l’habitat consomme plus de 60 % des espaces naturels, agricoles ou forestiers et que l’objectif de zéro artificialisation nette s’applique à l’horizon 2050.

Les élus devront donc arbitrer entre construire et réutiliser l’existant, logements vacants et fermes à diviser en appartements. Pour les habitants déjà installés, le sujet se traduit surtout par le prix du foncier et l’offre locative des prochaines années. Le nombre de logements mis en chantier entre 2000 et 2020 était près de trois fois supérieur à ce que l’étude projette.