Le festival Atrack'Son s'arrête
L’Atrack’Son n’aura pas de cinquième édition. L’association Track’N’Art, qui porte le festival d’Orchamps-Vennes, a annoncé l’arrêt de la manifestation, rapporte le journal C’est à dire. La quatrième édition, les 21 et 22 août, a réuni 1 200 spectateurs. Il en aurait fallu 500 de plus pour équilibrer les comptes.
La météo a pesé lourd. Ce week-end-là, la pluie et le froid sont tombés au milieu d’un été caniculaire, et 200 personnes titulaires d’un billet ne sont pas venues. « Il manquait 500 personnes pour être à l’équilibre économique. On n’a pas eu de bol sur la météo », résume Mathilde Müller, vice-présidente de l’association. Le déficit n’est pas chiffré dans l’article.
Un festival qui n’a pas trouvé son public
Au-delà des comptes, la vice-présidente évoque un ancrage local insuffisant. « Le festival est installé dans un village où ça n’a pas pris. Les gens n’étaient pas forcément ouverts à de nouvelles musiques. » Elle regrette aussi que les habitants du Val de Vennes n’aient pas répondu aux petits événements organisés toute l’année pour financer la manifestation.
L’Atrack’Son avait pourtant fait venir Keziah Jones et Charlie Winston sur la scène d’Orchamps-Vennes. Les 18 membres de Track’N’Art ont choisi de s’arrêter, et l’association sera dissoute une fois le déficit comblé. Les rétrospectives photo des quatre éditions restent consultables sur le site du festival.
Ce que cela change sur le plateau
Orchamps-Vennes est à une quinzaine de kilomètres de Vercel-Villedieu-le-Camp. Pour les habitants du deuxième plateau, l’agenda des concerts d’été perd une date, et les bénévoles du secteur un rendez-vous. Le cas illustre la fragilité d’un modèle qui repose sur du bénévolat et sur quelques centaines d’entrées de plus ou de moins : une édition pluvieuse suffit à faire basculer un festival rural, même porté par une équipe soudée pendant quatre ans.
Pour les organisateurs d’événements du plateau, la leçon tient en une ligne : la jauge et la météo comptent autant que la programmation. Les habitants qui souhaitent soutenir les rendez-vous locaux savent désormais ce que représente une billetterie achetée à l’avance.